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Le nouveau nom

(attention, spoilers)

Dans ce second roman, nous reprenons la vie d’Elena et de Lila là où nous l’avions laissée à la fin du premier volume. Lila est maintenant mariée et doit affronter les réalités de la vie conjugale aux côtés d’un mari dont elle découvre la trahison le jour de son mariage. Les débuts du mariage se révèlent extrêmement difficiles pour Lila, qui n’a que 16 ans, et qui n’éprouve plus aucun respect pour son mari qu’elle juge faible et décevant. Celui-ci tente de la soumettre à sa volonté, et à lui imposer son autorité en usant de la force. Mais c’est très mal connaître son épouse et sous-estimer sa force de caractère que de penser que les coups et les agressions verbales finiront par lui faire obtenir l’obéissance ou retrouver le respect. Lila décide donc de subir tout en mettant à son profit tout ce que ce mariage lui offre. Elle dépense l’argent pour le seul plaisir de contrarier son mari, jouit de son nouveau statut social au sein du quartier, et use de son pouvoir de persuasion pour obtenir ce qu’elle veut de qui elle veut. Bien qu’en proie à des sentiments parfois extrêmement noirs, Lila reste égale à elle-même : forte, imprévisible, entêtée, rebelle et provocatrice. Elena quant à elle poursuit ses études au lycée, puis à l’université à Pise où elle obtient une bourse d’étude qui lui permet enfin de s’éloigner de Naples et lui offre, comme elle le dit si bien, “une chambre à elle”. Elle découvre la liberté, voyage, et continue de nourrir sa boulimie d’apprentissage répondant à l’éternel sentiment d’infériorité qu’elle éprouve face à l’esprit vivace et inventif de son amie. Elena a toujours une forte propension à se sous-estimer, une façon de se penser elle-même qui selon moi est un moyen détourné de trouver le courage de ses ambitions. Mettre Lila sur un piédestal tout en la confrontant à la réalité désastreuse de la vie qu’est la sienne semble être pour elle, en partie du moins, une sorte de rappel constant que l’intelligence ne mène pas à tout, qu’il faut travailler sans relâche, aveuglément et ne jamais sombrer dans l’auto-satisfaction. Au début du roman, Elena se pose beaucoup de questions sur son avenir, et envisage sérieusement d’arrêter le lycée et de se marier avec son petit-ami d’alors, rêvant d’une vie plus simple, où elle retrouverait le “confort” de la pauvreté qu’elle connaît depuis toujours; éprouvante, mais peu exigeante sur le plan intellectuel. Au fond, qu’est-ce que la “vraie” vie ? Celle de Lila qui a échangé un statut social contre des coups, celle de l’intellectuelle reconnue à laquelle elle aspire ? Celle de l’engagement politique ? Ou celle de femme au foyer, claudiquant peut-être comme sa mère, régissant avec intelligence et fermeté le petit monde qu’est sa famille ? Quelle vie est-elle la plus ancrée dans la réalité ? De jour en jour, Elena ressent l’éloignement et la distance que génère l’éducation, ce qui la fait s’interroger sur ce qu’elle souhaite vraiment. Ce sont, je pense, des questions qu’elle se posera durant toute son existence, et enviera toujours la certitude et l’entêtement de son amie.

L’amitié entre les deux jeunes filles garde sa tonalité unique, entre différends tus, fascination, envie,… On a parfois du mal à comprendre ce qui les lie. Mais cette dernière semble être à l’image des liens que Lila et Elena entretiennent avec le quartier de leur enfance. Voulant à tout prix s’en détacher, sans pour autant en être capable. Cela est moins flagrant chez Lila que chez Elena qui, malgré son éloignement en raison de ses études, revient sans cesse au quartier et nourrit un intérêt bien plus poussé pour ce qui s’y passe que pour les vies de ses camarades de lycée, et d’université. Elena ne nous parle par réellement de ses années loin de Naples, elle nous en brosse rapidement et grossièrement les traits, les réduisant en quelques chapitres qui nous donne une idée peu précise de ce à quoi ressemblait son quotidien à Pise. Pour elle, la vie et toute son effervescence se situent à Naples, là où se trouve sa prodigieuse amie.

L’un des passages les plus marquants du roman est celui de l’été qu’Elena et Lila passent ensemble à Ischia, en compagnie de la mère et de la belle-soeur de cette dernière. Au cours de cet été, de nombreux bouleversements vont s’opérer, notamment pour Lila qui renoue avec l’insouciance de son âge alors même que ce séjour à la mer est censé favoriser une éventuelle grossesse. Mais Lila est un personnage nourri de paradoxes qui provoquent fascination et frustration mais qui la rendent aussi insaisissable. Loin de son mari qui ne lui rend visite que les weekends, Lila s’autorise à se réouvrir à la vie, aux idées, à la culture. Ce regain d’intérêt pour l’instruction provoque un sentiment d’ambivalence très marqué chez Elena, notamment parce qu’il a pour effet d’attirer l’attention de Nino, ce garçon devenu jeune homme dont Elena est amoureuse depuis l’enfance. Nino a suivi à peu de choses près le même chemin vers l’émancipation qu’Elena. Ils ont fréquenté le même lycée et se sont tous deux attiré les faveurs du même professeur, Mme Galiani. Cet été à Ischia marque un tournant dans les vies respectives des deux amies, ainsi que dans leur amitié. Elles évoluent toujours toutes les deux de façon différente, marquées par les conséquences des évènements vécus au cours de cet été. Elena Ferrante a une plume vraiment incroyable, brillante de simplicité mais tellement complexe dans l’appréhension de ses personnages et de leurs réactions. C’est rare de trouver un récit comme celui de cette série napolitaine, aussi bien écrit et aussi prenant, sans compromis sur la réalité dont il souhaite rendre compte, ni sur la beauté et la noirceur des sentiments humains. Je suis actuellement plongée dans le troisième tome, et c’est toujours aussi admirable.

Mes meilleures lectures de 2016

2016 aura été pour moi une merveilleuse année de lecture, faite de très nombreuses belles découvertes. Je me suis enfin autorisée à ne plus persévérer dans la lecture des livres qui ne me plaisaient pas – hormis circonstances particulières – et j’apprécie beaucoup ce nouveau rapport à la lecture décomplexé. Après tout, je lis pour mon plaisir, et tout ne peut pas me plaire, tout comme ce qui m’aurait plu il y a cinq ans peut ne plus m’enthousiasmer ni me toucher aujourd’hui. En 2016, j’ai également essayé de lutter contre ma manie de garder pour plus tard tous ces romans dont je sais qu’ils me plairont et auront probablement un impact notable dans ma vie de lectrice, que ça soit par la découverte d’un auteur en particulier, ou à plus petite échelle, par celle d’une histoire marquante. C’est pourquoi il n’est pas facile aujourd’hui de dresser un bilan et de me limiter à 10 livres ! Comme je n’ai pas chroniqué beaucoup de livres sur ce blog, c’est aussi l’occasion d’en dire quelques mots pour vous donner envie de vous y plonger en 2017 ! Il est possible que j’écrire des billets sur chacun d’eux par la suite, mais si le temps ou l’envie me font défaut, vous pourrez toujours vous référer à cette liste.

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10. Quand rentrent les marins d’Angela Huth

Quand rentrent les marins suit la vie de deux femmes de marins unies par une amitié solidement formée durant l’enfance. Angela Huth dépeint merveilleusement l’ambivalence des sentiments de chacune d’elles, l’atmosphère de ce petit village rythmé par l’activité du port de pêche, la rudesse et la beauté brute des paysages qui forment et déforment les personnages et leurs caractères. Un récit sur l’amitié brillamment mené qui m’a donné envie de découvrir d’autres romans de l’auteur.

9. La guerre des mercredis de Gary D. Schmidt

Ce roman se déroulant dans l’Amérique de la fin des années 60 est une petite pépite de la littérature jeunesse qui m’a enchantée et m’a rendue délicieusement nostalgique. On y suit les aventures d’Holling Hoodhood, un jeune garçon contraint de passer ses mercredis en compagnie de Mme Baker, son professeur de littérature qui, il en est sûr, le déteste ! Mais un jour, alors qu’il s’attendait à devoir nettoyer les tableaux, Mme Baker lui fait lire du Shakespeare. La guerre des mercredis est un roman touchant, drôle, et émouvant. Il fait désormais partie des romans jeunesse que je préfère, et en parler me donne déjà envie de le relire.

8. Les vies multiples d’Amory Clay de William Boyd

Présenté comme une biographie fictive, ce roman suit les aventures d’Amory Clay, une jeune femme née au début du XXème siècle qui se découvre rapidement une passion pour la photographie. Cette vocation la mènera aux quatre coins du monde et la fera vivre tous les grands évènements du XXème siècle à travers son objectif. William Boyd dresse ici un portrait de femme exceptionnel et passionnant.

7. Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby

Ce roman sorti lors de la dernière rentrée littéraire suit le parcours initiatique de Mathilde, une jeune fille dont le père tombe malade et dont la maladie plonge toute la famille dans une situation précaire. Mathilde décide de prendre les choses en main, de lutter contre le destin, et de réécrire la fin de l’histoire que tous avaient déjà écrite. Un paquebot dans les arbres est un roman triste, certes, mais la personnalité de Mathilde, sa force et son courage, le rendent lumineux.

6. Le château de Cassandra de Dodie Smith

I capture the castle, ou Le château de Cassandra en français, est une petite perle de la littérature jeunesse anglaise. Nous y faisons la connaissance de Cassandra, une adolescente qui vit avec sa famille dans un château délabré de la campagne anglaise des années 30, espérant qu’un jour leur situation précaire connaîtra une fin. Arrivent alors deux américains venus s’installer dans le manoir voisin… L’écriture de Dodie Smith capture parfaitement la voix de son héroïne, à la faire évoluer, comprendre, grandir. Un très beau roman d’apprentissage dans une ambiance anglaise délicieusement bohème.

5. Joséphine Baker de Catel et Bocquet

Ce roman graphique dresse le portrait de la célèbre Joséphine Baker, et en dévoile les multiples facettes. Un très bel hommage extrêmement bien documenté et extraordinairement passionnant. Je vous renvoie au billet qui lui est consacré pour plus de détails.

4. 1000 femmes blanches de Jim Fergus

Un de mes derniers coups de coeur de l’année. Découvrez la culture indienne de la fin du XIXème siècle à travers les écrits de May Dodd, une jeune femme qui s’est portée volontaire pour intégrer une tribu indienne afin de faciliter l’intégration des deux cultures. Brillamment écrit, poignant, fougueux et forcément tragique, 1000 femmes blanches est un très beau récit sur la différence, l’amitié, le respect et les grands espaces américains.

3. Ma cousine Rachel de Daphné du Maurier

Ma cousine Rachel raconte l’histoire de Philip, orphelin élevé comme un fils par son cousin Ambrose. Pour des raisons de santé, ce dernier se rend régulièrement en Italie. Lors d’un de ses voyages, il y rencontre Rachel qu’il épouse avant de mourir peu de temps après. Cette dernière quitte l’Italie pour l’Angleterre afin de venir y faire la connaissance de Philip qui est quant à lui persuadé qu’elle n’est pas pour rien dans le décès d’Ambrose. Son séjour constitue la parfaite opportunité pour la démasquer… Daphné du Maurier n’a pas son pareil pour installer une atmosphère oppressante, dresser des personnalités ambiguës et mystérieuses, laisser le doute planer. Le suspense psychologique est intenable et la fin nous coupe littéralement l’herbe sous le pied.

2. L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante

J’ai moi aussi succombé en cette fin d’année à la Ferrante Fever en me laissant totalement emporter par ce premier tome de la tétralogie que comporte l’histoire d’Elena et de Lila. L’amie prodigieuse est la première partie d’un récit d’apprentissage se déroulant dans l’Italie de l’après seconde guerre mondiale, au sein d’un quartier de Naples dont les frontières semblent hermétiques au reste du monde. Nous y faisons la connaissance d’Elena, la narratrice, et de son amie Lila, deux jeunes filles brillantes rêvant silencieusement d’émancipation, assoiffées de savoir, rivales, unies, mais aussi toutes deux profondément attachées à leurs racines. L’auteure arrive à reproduire parfaitement le microcosme et la violence ordinaire du quotidien de ses héroïnes, tout en soudant finement la psychologie de sa narratrice, le tout dans une écriture belle et fluide.

1. Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

Mon grand coup de coeur de l’année revient à la lecture de ce roman extraordinaire qu’est Americanah, pour son héroïne principale, son parcours, son humour et son côté revêche qui nous la rendent tellement réelle. Pour les portraits qu’il dresse des Etats-Unis et du Nigéria, pour son intelligence, pour les sujets qu’il traite, pour son auteure, mais surtout parce que j’ai eu immédiatement envie de le relire à peine la dernière page tournée.

Je termine en mentionnant certains des autres titres qui ont fait mon année, et que je vous recommande aussi chaudement:

Le voyage dans le passé de Stefan Zweig, Price de Steve Tesich, Nos premiers jours de Jane Smiley, Les trois lumières de Claire Keegan, Les divins secrets des petites Ya-Yas de Rebecca Wells, A room of one’s own de Virginia Woolf, Jack Rosenblum rêve en anglais de Natasha Solomons, En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut, Les jours sucrés de Loïc Clément et Anne Montel, Brooklyn de Colm Tóibín, Letters from Skye de Jessica Brockmole, The house on Mango Street de Sandra Cisneros (non traduit), Drôle de temps pour un mariage de Julia Strachey

L’amie prodigieuse

a13862En cette fin d’année, j’ai moi aussi succombé à la “Ferrante fever”. Premier volet d’une série de quatre romans, L’amie prodigieuse nous plonge au coeur d’un quartier de Naples, au lendemain de la seconde guerre mondiale. On y suit le quotidien de deux amies, Lila et Elena, la narratrice, deux fillettes très différentes, mais que l’intelligence et le goût pour l’instruction rapprochent. Lila est naturellement brillante, son esprit est vif, inventif et rebelle tandis qu’Elena apparaît davantage en retrait, plus effacée, mais plus concentrée et courageuse. Bien qu’elle soit elle aussi dotée d’une intelligence qui suscite l’admiration de ses professeurs, elle doit fournir plus d’efforts que Lila et s’astreint à un rythme de travail plus contraignant pour maintenir la comparaison. En réalité, cette compétition n’existe que dans l’esprit d’Elena sur qui Lila exerce une immense fascination. Elena et Lila sont toutes deux issues du même milieu populaire. Le père d’Elena est portier à la mairie, tandis que celui de Lila est cordonnier. Elles viennent toutes deux de familles nombreuses au sein desquelles les enfants sont avant tout considérés comme des sources potentielles de revenus, ou d’avancement grâce au mariage. C’est pourquoi, à la fin de l’enseignement primaire, lorsque leur maîtresse les encourage toutes deux à poursuivre leurs études au collège, leurs parents respectifs rejettent l’idée. Mais si les parents de Lila refusent catégoriquement que leur fille continue son éducation, ceux d’Elena finissent par se montrer plus réceptifs, et acceptent que celle-ci entre au collège. La compétition reste cependant de mise car Lila, privée de l’opportunité de faire travailler son esprit, fréquente assidument la bibliothèque du quartier. Les deux jeunes filles se réservent des moments privilégiés où Elena partage son apprentissage avec son amie qui poursuit quant à elle son éducation en autodidacte.

Au fur et à mesure qu’on avance dans le roman, nous nous immergeons dans la vie quotidienne de ce quartier populaire en apprenant les règles qui le régissent, tout en assistant à la violence quotidienne qui y règne, devenue ordinaire pour ses habitants. Elena et Lila tentent de s’émanciper de ces lois sociales étouffantes, particulièrement pour les femmes qui contrairement aux hommes n’avaient aucun pouvoir de décision. Elena suit la voie de l’instruction en apprenant à voir le monde à travers un autre prisme que celui modelé par sa famille, ses amis, son quartier. Lila, privée de cette opportunité, a rapidement compris que pour elle, l’élévation se ferait par une alliance intelligemment orchestrée.

Ce premier tome se concentre sur l’enfance des deux personnages principaux jusqu’à leur adolescence. L’histoire nous est racontée par Elena elle-même, ce qui nous fait entrer instantanément dans le récit, et expérimenter en même temps que les personnages leur quotidien et leurs sentiments. Nous découvrons Lila à travers les yeux de son amie et cela nous permet rapidement de nous rendre compte de la fascination que cette dernière suscite autour d’elle. Pourtant c’est surtout à Elena que l’on s’attache, à sa douceur, son intelligence discrète et son côté idéaliste. Elena ne cesse jamais de s’enrichir et se montrera toujours plus exigeante quant à son apprentissage, même lorsque Lila aura décidé de s’en éloigner. La personnalité de Lila est quant à elle plus difficile à cerner, et provoque chez le lecteur la même frustration que celle qu’éprouve parfois la narratrice. Ses humeurs changeantes, entre cruauté et générosité, lui donnent un côté imprévisible et indomptable; son intelligence quant à elle la rend prodigieuse. Pourtant on ne peut pas s’empêcher de déceler la fragilité qu’elle s’évertue à cacher derrière sa fierté. Peut-être cette impression est à mettre en relation avec la position de la narratrice qui ne raconte pas au présent, mais qui se remémore son enfance et celle de son amie. Cette façon de mettre l’histoire en scène lui permet de porter un regard différent sur l’histoire, le regard de celle qui sait ce qui s’est passé ensuite. Ce point de vue subjectif et partiellement omniscient crée un suspense qui semble se diriger vers une destinée tragique, ce qui donne d’autant plus de corps aux comportements parfois étranges de Lila et nous fait nous interroger sur ce que la vie lui réserve.

L’écriture d’Elena Ferrante est extraordinaire, simple et efficace mais pleine de finesse, que ce soit dans l’étude psychologique de ses personnages que dans sa capacité à recréer tout un quartier et donner vie à ses habitants. Elle ne s’appesantit jamais, les descriptions ne sont jamais trop longues, les évènements ne tirent jamais en longueur. Elle parvient à créer une véritable place à l’introspection tout en donnant à son récit une vivacité exceptionnelle. Ses personnages sont incarnés et présents, peu importe la désapprobation ou le sentiment de révolte qu’ils suscitent. L’auteur ne fait pas de compromis romanesque avec la réalité de l’histoire qu’elle souhaite raconter. J’ai adoré ce roman qui m’a d’ailleurs souvent fait penser au Lys de Brooklyn de Betty Smith, pour Elena, mais aussi pour le contexte social qu’il dépeint. Une comparaison qui est un gage de qualité à elle-seule car il s’agit là d’un de mes romans préférés. L’amie prodigieuse est donc un roman que je vous recommande vivement ! Le nouveau nom, le tome 2 de la série, devrait se trouver sous le sapin, et je ne pense pas que je pourrais attendre longtemps avant de m’y replonger !

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