Category Archives: Everyday Reading

Lectures printanières

Voici la petite sélection de livres préparée pour le printemps et qui m’accompagnera très certainement au cours de ces prochaines semaines. J’ai déjà lu Mariana de Monica Dickens dont vous pouvez lire mon avis ici, ainsi que Pique-nique à Hanging rock de Joan Lindsay dont je vous parlerai prochainement. Je suis en train de déguster Elizabeth and her german garden d’Elizabeth von Arnim dont je ne saurais trop vous recommander également Avril enchanté si vous ne l’avez pas encore lu.

Pour le reste du programme, un peu de légèreté avec Murder most unladylike de Robin Stevens, un cosy mystery jeunesse dont la traduction en français sort très bientôt dans nos librairies, ainsi qu’un trajet direct pour la campagne anglaise avec Wild strawberries d’Angela Thrikell (traduit par Le parfum des fraises sauvages, sortie poche le 04/05). Deux classiques également : Mansfield Park de Jane Austen, le seul de ses romans majeurs que je n’ai pas encore lu, et avec lequel j’ouvre ma (re)lecture de l’oeuvre d’Austen pour 2017. Mais également The secret garden de Frances Hodgson Burnett.

Nous continuons avec deux romans vintage : One fine day de Molly Panter-Downes et Illyrian spring d’Ann Bridge. Le premier raconte les retrouvailles en 1946 d’un couple que la guerre a longtemps séparé. Le second promet quant à lui de m’évader quelque part en Dalmatie en compagnie d’un couple d’artistes atypiques.

Enfin, je termine avec Canada de Richard Ford, un auteur américain contemporain ainsi que Comment j’ai appris à lire dans lequel Agnès Desarthe nous parle de son parcours de lectrice.

English spring

David Hockney

Je ne sais pas d’où vous lisez ces mots, mais d’où je les écris, il semblerait que le printemps se soit installé ! Enfin ! En Belgique nous attendons toujours la pluie comme une fatalité, mais ces deux dernières semaines ont été si agréablement ensoleillées que j’ai envie de rester optimiste, et de croire que les beaux jours sont enfin arrivés. Peut-être cela les fera-t-il rester ? Cela m’a donné envie de me plonger dans Mariana de Monica Dickens, un roman se déroulant dans les années 30, issu de ma petite collection de livres de la maison d’édition londonienne Persephone Books dont j’ai déjà parlé plusieurs fois ici. J’en suis actuellement à la moitié, et ma lecture est un réel enchantement. On y rencontre Mary alors qu’elle n’est qu’enfant et nous raconte avec émerveillement ses étés passés à Charbury, dans la maison de campagne familiale en compagnie de ses oncles et tantes, cousins et cousines. Monica Dickens arrive parfaitement à évoquer ces souvenirs de l’enfance empreints de nostalgie, en nous détaillant quelques scènes de la vie quotidienne, tout en évoquant à merveille la campagne anglaise qui semble toujours regorger de buissons où se cacher et de petits ruisseaux où se rafraîchir.

L’ensemble de l’intrigue ne se déroule pourtant pas à Charbury. Mary vit le reste de l’année à Londres, en compagnie de sa mère, une femme indépendante enseignant la couture, et de son oncle Geoffrey, un acteur de théâtre à la personnalité désinvolte et délicieusement excentrique, qui ne devait s’installer chez les Shannon que pour quelques mois, mais qui n’est finalement jamais parti. Les premières années relatées par le roman sont rythmées par les mois que Mary passe à l’école et les moments en famille à Charbury (je retiens une merveilleuse scène se déroulant à Noël). Peu importe que notre enfance ait été très différente de celle de Mary, Monica Dickens arrive tellement bien à décrire ces sentiments de nostalgie, qu’il est très aisé de nous les approprier. A travers son écriture et l’enfance de Mary, c’est la nôtre que nous réexplorons, en la fantasmant tout en nous languissant d’imaginer ce qu’aurait pu être une enfance entre Londres et la campagne anglaise au cours de ces années-là. A côté de ces passages flamboyants de nostalgie, nous assistons à l’évolution de Mary, de son enfance à l’adolescence puis en tant que jeune femme. Je suis très curieuse de connaître le dénouement du roman, et voir quelle femme cette héroïne attachante est devenue. Mariana est le roman parfait pour cette période printanière, et je n’ai qu’une hâte, c’est de m’y replonger, tout en espérant quand même ne pas le terminer trop rapidement… Et vous, quelle sera votre lecture du weekend ?

Mon année américaine

Comme j’en parlais dans mon billet sur mes résolutions, nous avons pour projet commun avec une amie de nous intéresser davantage à la littérature américaine et à ses grands auteurs, contemporains ou classiques. Nous avons attribué chaque mois à un auteur, histoire de pouvoir organiser nos lectures ; ce qui ne veut pas dire que je ne lirai pas certains auteurs avant ou après le mois qui leur est dédié. Ce calendrier est simplement là pour que nous lisions toutes les deux au moins un roman (pas forcément le même) de ces auteurs durant le même mois pour ensuite partager nos impressions de lecture.

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Voici notre calendrier :

JANVIER : Jack London
FEVRIER : Paul Auster
MARS: William Faulkner
AVRIL: Richard Ford
MAI : Jim Harrison
JUIN : Ernest Hemingway
JUILLET : John Irving
AOUT: Joyce Maynard
SEPTEMBRE : Joyce Carol Oates
OCTOBRE : Philip Roth
NOVEMBRE : Mark Twain
DECEMBRE : Richard Yates

Persephone books for 2017

En 2017, j’ai décidé de lire l’ensemble de ma collection de romans édités par la maison d’édition anglaise Persephone Books. De tous ces titres, je n’en ai lu qu’un seul (!) que j’ai d’ailleurs beaucoup aimé. En janvier, je compte lire Miss Pettigrew lives for a day de Winifred Watson. J’en ai 12 au total, ce qui est parfait pour les répartir sur l’année.

Voici la liste :

  • Cheerful weather for the wedding, Julia STRACHEY (Lu)
  • Miss Pettigrew lives for a day, Winifred WATSON
  • Mariana, Monica DICKENS
  • Someone at a distance, Dorothy WHIPPLE
  • High wages, Dorothy WHIPPLE
  • Greenbanks, Dorothy WHIPPLE
  • Little boy lost, Marghanita LASKI
  • Tea with Mr Rochester, Frances TOWERS
  • The fortnight in September, R.C. SHERRIFF
  • Patience, John COATES
  • The making of a marchioness, Frances HOGSON BURNETT
  • The world that was ours, Hilda BERNSTEIN
  • Good evening, Mrs Craven : The Wartime stories of Mollie PANTER-DOWNES

Mes résolutions pour 2017

Bonne année à tous !

Après mon billet reprenant mes meilleures lectures de l’année, il est temps aujourd’hui de faire honneur à une autre tradition, celle des résolutions du début d’année. Cette année, j’ai décidé de prendre des résolutions qui soient suffisamment larges et modulables pour les adapter à mes envies et ne pas en faire des fardeaux insurmontables. Je suis certaine que vous connaissez tous le syndrome de l’envie perdue une fois clairement formulée…

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Une année avec ma bibliothèque

Ma plus grande résolution pour 2017, et celle qui risque probablement de se montrer la plus périlleuse, est celle de réduire considérablement mes achats. J’appelle cette résolution affectueusement “une année avec ma bibliothèque”, car l’idée est réellement de passer une année en compagnie des livres que j’ai déjà. J’ai effectué un grand tri sur mes étagères en cette fin d’année (toujours en cours), et si beaucoup de livres sont partis, je me suis aussi rendue compte du nombre de romans qui sont déjà en ma possession et qui n’attendent qu’à être lus. Il serait toutefois peu réaliste de proscrire tout achat en 2017. Pour moi, ça serait simplement une raison d’envoyer valser ma résolution deux mois après l’avoir prise. C’est pourquoi je suis tentée par la “formule” mise en place par le blog Stuck in a book. Project 24 consiste simplement à n’acheter que 24 livres sur l’année, soit en moyenne deux livres par mois. Je trouve qu’il s’agit d’un bon compromis pour davantage cibler ses achats, tout en ne se frustrant pas excessivement. Cela ne concerne évidemment que les livres que l’on achète nous-mêmes, les cadeaux ne sont pas concernés (ouf). Je pense également appliquer une variante. L’idée serait que parmi les livres que j’achète, seuls ceux qui ne sont pas lus restent sur la liste des 24. Ainsi si j’achète trois livres, et que j’en lis un directement, le compte sera de 2. Cela permet d’élargir un peu les règles tout en m’encourageant à lire ce que j’achète dans la foulée. Un bon compromis en ce qui me concerne.

Bandes-dessinées, Persephone Books et cadeaux de Noël

Cette année, j’aimerais être à jour dans ma pile à lire de bandes-dessinées. Je n’en ai pas énormément qui ne soient pas encore lues, donc il s’agit d’un souhait tout à fait réalisable. Et parce qu’il n’est bien entendu pas envisageable de considérer cette option pour les romans, je ne l’applique qu’à une petite collection de romans édités par la maison d’édition anglaise Persephone books, spécialisée dans la réédition de romans oubliés du XXème. J’en ai une dizaine sur mes étagères, j’aimerais donc en lire environ un par mois pour être à jour dans ma PAL. Dans le même esprit, j’aimerais aussi que tous les livres que j’ai reçus à Noël soient lus pour Noël prochain.

Une année austenienne et… américaine

J’aimerais me concentrer sur certaines relectures cette année. Dans les projets livresques que j’ai vus passer sur la toile pour 2017, il y a celui de consacrer l’année à un auteur en particulier. 2017 marque le bicentenaire de la disparition d’une de mes écrivaines anglaises préférées : Jane Austen. J’avais donc comme projet de relire Persuasion, mon roman préféré de l’auteur dont c’est également l’anniversaire cette année, mais l’ambition et l’envie bouillonnante de relire tous ses romans (sauf Mansfield Park que je n’ai pas encore lu) ont dépassé mon entendement, et j’ai finalement décidé de faire de 2017 une année austenienne. Son oeuvre étant assez peu abondante, je pense que cela reste un projet tout à fait envisageable.

Mon autre projet est celui de partir à la découverte de la littérature américaine et de ses grands auteurs. C’est une envie que je partage avec une de mes amies, et nous avons attribué à chacun des mois de l’année un auteur à découvrir, variant entre classiques et contemporains. J’en ferai peut-être un billet sur le blog pour en dévoiler la liste. L’auteur du mois de janvier est Jack London. Au moment où j’écris ce billet, je suis plongée dans Martin Eden. J’en reparlerai sans doute, mais je suis complètement chamboulée par cette lecture qui me rend folle d’admiration.

Mes meilleures lectures de 2016

2016 aura été pour moi une merveilleuse année de lecture, faite de très nombreuses belles découvertes. Je me suis enfin autorisée à ne plus persévérer dans la lecture des livres qui ne me plaisaient pas – hormis circonstances particulières – et j’apprécie beaucoup ce nouveau rapport à la lecture décomplexé. Après tout, je lis pour mon plaisir, et tout ne peut pas me plaire, tout comme ce qui m’aurait plu il y a cinq ans peut ne plus m’enthousiasmer ni me toucher aujourd’hui. En 2016, j’ai également essayé de lutter contre ma manie de garder pour plus tard tous ces romans dont je sais qu’ils me plairont et auront probablement un impact notable dans ma vie de lectrice, que ça soit par la découverte d’un auteur en particulier, ou à plus petite échelle, par celle d’une histoire marquante. C’est pourquoi il n’est pas facile aujourd’hui de dresser un bilan et de me limiter à 10 livres ! Comme je n’ai pas chroniqué beaucoup de livres sur ce blog, c’est aussi l’occasion d’en dire quelques mots pour vous donner envie de vous y plonger en 2017 ! Il est possible que j’écrire des billets sur chacun d’eux par la suite, mais si le temps ou l’envie me font défaut, vous pourrez toujours vous référer à cette liste.

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10. Quand rentrent les marins d’Angela Huth

Quand rentrent les marins suit la vie de deux femmes de marins unies par une amitié solidement formée durant l’enfance. Angela Huth dépeint merveilleusement l’ambivalence des sentiments de chacune d’elles, l’atmosphère de ce petit village rythmé par l’activité du port de pêche, la rudesse et la beauté brute des paysages qui forment et déforment les personnages et leurs caractères. Un récit sur l’amitié brillamment mené qui m’a donné envie de découvrir d’autres romans de l’auteur.

9. La guerre des mercredis de Gary D. Schmidt

Ce roman se déroulant dans l’Amérique de la fin des années 60 est une petite pépite de la littérature jeunesse qui m’a enchantée et m’a rendue délicieusement nostalgique. On y suit les aventures d’Holling Hoodhood, un jeune garçon contraint de passer ses mercredis en compagnie de Mme Baker, son professeur de littérature qui, il en est sûr, le déteste ! Mais un jour, alors qu’il s’attendait à devoir nettoyer les tableaux, Mme Baker lui fait lire du Shakespeare. La guerre des mercredis est un roman touchant, drôle, et émouvant. Il fait désormais partie des romans jeunesse que je préfère, et en parler me donne déjà envie de le relire.

8. Les vies multiples d’Amory Clay de William Boyd

Présenté comme une biographie fictive, ce roman suit les aventures d’Amory Clay, une jeune femme née au début du XXème siècle qui se découvre rapidement une passion pour la photographie. Cette vocation la mènera aux quatre coins du monde et la fera vivre tous les grands évènements du XXème siècle à travers son objectif. William Boyd dresse ici un portrait de femme exceptionnel et passionnant.

7. Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby

Ce roman sorti lors de la dernière rentrée littéraire suit le parcours initiatique de Mathilde, une jeune fille dont le père tombe malade et dont la maladie plonge toute la famille dans une situation précaire. Mathilde décide de prendre les choses en main, de lutter contre le destin, et de réécrire la fin de l’histoire que tous avaient déjà écrite. Un paquebot dans les arbres est un roman triste, certes, mais la personnalité de Mathilde, sa force et son courage, le rendent lumineux.

6. Le château de Cassandra de Dodie Smith

I capture the castle, ou Le château de Cassandra en français, est une petite perle de la littérature jeunesse anglaise. Nous y faisons la connaissance de Cassandra, une adolescente qui vit avec sa famille dans un château délabré de la campagne anglaise des années 30, espérant qu’un jour leur situation précaire connaîtra une fin. Arrivent alors deux américains venus s’installer dans le manoir voisin… L’écriture de Dodie Smith capture parfaitement la voix de son héroïne, à la faire évoluer, comprendre, grandir. Un très beau roman d’apprentissage dans une ambiance anglaise délicieusement bohème.

5. Joséphine Baker de Catel et Bocquet

Ce roman graphique dresse le portrait de la célèbre Joséphine Baker, et en dévoile les multiples facettes. Un très bel hommage extrêmement bien documenté et extraordinairement passionnant. Je vous renvoie au billet qui lui est consacré pour plus de détails.

4. 1000 femmes blanches de Jim Fergus

Un de mes derniers coups de coeur de l’année. Découvrez la culture indienne de la fin du XIXème siècle à travers les écrits de May Dodd, une jeune femme qui s’est portée volontaire pour intégrer une tribu indienne afin de faciliter l’intégration des deux cultures. Brillamment écrit, poignant, fougueux et forcément tragique, 1000 femmes blanches est un très beau récit sur la différence, l’amitié, le respect et les grands espaces américains.

3. Ma cousine Rachel de Daphné du Maurier

Ma cousine Rachel raconte l’histoire de Philip, orphelin élevé comme un fils par son cousin Ambrose. Pour des raisons de santé, ce dernier se rend régulièrement en Italie. Lors d’un de ses voyages, il y rencontre Rachel qu’il épouse avant de mourir peu de temps après. Cette dernière quitte l’Italie pour l’Angleterre afin de venir y faire la connaissance de Philip qui est quant à lui persuadé qu’elle n’est pas pour rien dans le décès d’Ambrose. Son séjour constitue la parfaite opportunité pour la démasquer… Daphné du Maurier n’a pas son pareil pour installer une atmosphère oppressante, dresser des personnalités ambiguës et mystérieuses, laisser le doute planer. Le suspense psychologique est intenable et la fin nous coupe littéralement l’herbe sous le pied.

2. L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante

J’ai moi aussi succombé en cette fin d’année à la Ferrante Fever en me laissant totalement emporter par ce premier tome de la tétralogie que comporte l’histoire d’Elena et de Lila. L’amie prodigieuse est la première partie d’un récit d’apprentissage se déroulant dans l’Italie de l’après seconde guerre mondiale, au sein d’un quartier de Naples dont les frontières semblent hermétiques au reste du monde. Nous y faisons la connaissance d’Elena, la narratrice, et de son amie Lila, deux jeunes filles brillantes rêvant silencieusement d’émancipation, assoiffées de savoir, rivales, unies, mais aussi toutes deux profondément attachées à leurs racines. L’auteure arrive à reproduire parfaitement le microcosme et la violence ordinaire du quotidien de ses héroïnes, tout en soudant finement la psychologie de sa narratrice, le tout dans une écriture belle et fluide.

1. Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

Mon grand coup de coeur de l’année revient à la lecture de ce roman extraordinaire qu’est Americanah, pour son héroïne principale, son parcours, son humour et son côté revêche qui nous la rendent tellement réelle. Pour les portraits qu’il dresse des Etats-Unis et du Nigéria, pour son intelligence, pour les sujets qu’il traite, pour son auteure, mais surtout parce que j’ai eu immédiatement envie de le relire à peine la dernière page tournée.

Je termine en mentionnant certains des autres titres qui ont fait mon année, et que je vous recommande aussi chaudement:

Le voyage dans le passé de Stefan Zweig, Price de Steve Tesich, Nos premiers jours de Jane Smiley, Les trois lumières de Claire Keegan, Les divins secrets des petites Ya-Yas de Rebecca Wells, A room of one’s own de Virginia Woolf, Jack Rosenblum rêve en anglais de Natasha Solomons, En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut, Les jours sucrés de Loïc Clément et Anne Montel, Brooklyn de Colm Tóibín, Letters from Skye de Jessica Brockmole, The house on Mango Street de Sandra Cisneros (non traduit), Drôle de temps pour un mariage de Julia Strachey

Yellowing leaves

“The beautiful day had within it the seeds of its own fragility: it was the last day of summer. Sun burned out of a cloudless blue sky: asters and dahlias stood immobile in the clear light, a light without glare, without brilliance. Trees had already lost the dark heavy foliage of what had been an exceptional August and early September and were all the more poignant for the dryness of their yellowing leaves which floated noiselessly down from time to time. Stepping out from the salon, M. Huber rubbed his hands with pleasure. There would be many occasional visitors for lunch and tea today. But at the moment all was quiet. Nobody spoke. The only sound was the occasional fall of a chestnut.” Hotel du lac, Anita Brookner, 1984, Penguin, p.67 (2016)

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