English spring

David Hockney

Je ne sais pas d’où vous lisez ces mots, mais d’où je les écris, il semblerait que le printemps se soit installé ! Enfin ! En Belgique nous attendons toujours la pluie comme une fatalité, mais ces deux dernières semaines ont été si agréablement ensoleillées que j’ai envie de rester optimiste, et de croire que les beaux jours sont enfin arrivés. Peut-être cela les fera-t-il rester ? Cela m’a donné envie de me plonger dans Mariana de Monica Dickens, un roman se déroulant dans les années 30, issu de ma petite collection de livres de la maison d’édition londonienne Persephone Books dont j’ai déjà parlé plusieurs fois ici. J’en suis actuellement à la moitié, et ma lecture est un réel enchantement. On y rencontre Mary alors qu’elle n’est qu’enfant et nous raconte avec émerveillement ses étés passés à Charbury, dans la maison de campagne familiale en compagnie de ses oncles et tantes, cousins et cousines. Monica Dickens arrive parfaitement à évoquer ces souvenirs de l’enfance empreints de nostalgie, en nous détaillant quelques scènes de la vie quotidienne, tout en évoquant à merveille la campagne anglaise qui semble toujours regorger de buissons où se cacher et de petits ruisseaux où se rafraîchir.

L’ensemble de l’intrigue ne se déroule pourtant pas à Charbury. Mary vit le reste de l’année à Londres, en compagnie de sa mère, une femme indépendante enseignant la couture, et de son oncle Geoffrey, un acteur de théâtre à la personnalité désinvolte et délicieusement excentrique, qui ne devait s’installer chez les Shannon que pour quelques mois, mais qui n’est finalement jamais parti. Les premières années relatées par le roman sont rythmées par les mois que Mary passe à l’école et les moments en famille à Charbury (je retiens une merveilleuse scène se déroulant à Noël). Peu importe que notre enfance ait été très différente de celle de Mary, Monica Dickens arrive tellement bien à décrire ces sentiments de nostalgie, qu’il est très aisé de nous les approprier. A travers son écriture et l’enfance de Mary, c’est la nôtre que nous réexplorons, en la fantasmant tout en nous languissant d’imaginer ce qu’aurait pu être une enfance entre Londres et la campagne anglaise au cours de ces années-là. A côté de ces passages flamboyants de nostalgie, nous assistons à l’évolution de Mary, de son enfance à l’adolescence puis en tant que jeune femme. Je suis très curieuse de connaître le dénouement du roman, et voir quelle femme cette héroïne attachante est devenue. Mariana est le roman parfait pour cette période printanière, et je n’ai qu’une hâte, c’est de m’y replonger, tout en espérant quand même ne pas le terminer trop rapidement… Et vous, quelle sera votre lecture du weekend ?

2 thoughts on “English spring

  1. Chicky Poo

    Ici aussi on est au printemps. Même si c’est un poil inquiétant de n’avoir eu absolument aucune pluie depuis plus de deux semaines… Je ne connais pas ton livre mais il a l’air drôlement chouette, comme beaucoup de tes lectures d’ailleurs !
    Pour ma part je commence un thriller, le dernier Tana French, une auteure que j’aime beaucoup 🙂

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